Entretien d’embauche de développeur en Suisse : les étapes

En une minute

Chez les employeurs tech suisses, le recrutement compte le plus souvent quatre à six étapes : la candidature, un premier appel ou une évaluation culturelle, un test ou un entretien technique, un entretien avec l’équipe ou des cadres, et pour certains postes un contrôle des références ou des antécédents avant l’offre. La partie code est en général un court challenge en ligne ou un long entretien technique, pas un projet de plusieurs jours. Votre délai de congé détermine ensuite votre date d’entrée.

Voilà ce que les entreprises publient elles-mêmes. Une grande partie de ce qu’on trouve sur le sujet vient d’avis anonymes laissés par un ou deux candidats. Nous avons plutôt lu les pages recrutement de neuf employeurs qui engagent des développeurs en Suisse : Swisscom, les CFF, PostFinance, Raiffeisen, UBS, Galaxus, Zühlke, Adnovum et Nexthink. Nous y avons ajouté les règles fédérales qui encadrent la fin du processus : références, contrôles d’antécédents et délai de congé. Vous trouverez ci-dessous à quoi ressemble chaque étape, combien d’heures elle vous prend et sur quels points la loi vous donne voix au chapitre.

Ce que les processus publiés ont en commun

La plupart des entreprises décrivent quatre à six étapes, et elles se ressemblent plus qu’elles ne diffèrent. Il y a une candidature, une première conversation, un test ou un entretien technique, un entretien de plus avec l’équipe ou des cadres, puis une offre. Les employeurs suisses publient rarement le contenu de leurs entretiens techniques, mais plusieurs en publient l’ordre et la durée.

Les étapes de recrutement publiées par six employeurs suisses, côte à côte : Swisscom, UBS, CFF, Galaxus, Zühlke et Raiffeisen, de la candidature aux tests et entretiens, puis aux vérifications et à l’offre, avec les durées indiquées.
Les étapes de recrutement que six employeurs présentent sur leurs propres pages carrières, en couleur selon le type d’étape. Sources : swisscom.ch, ubs.com, company.sbb.ch, jobs.migros.ch, zuehlke.com et raiffeisen.ch, consultées le 17 octobre 2026.

Les tests arrivent souvent tôt, avant que vous ne rencontriez qui que ce soit : Swisscom, UBS et les CFF placent un challenge ou une évaluation en ligne au début. Dans les sociétés de conseil, l’évaluation technique se fait plutôt lors d’un entretien : Zühlke et Adnovum décrivent chacune un entretien technique à part entière. Les vérifications viennent à la fin. Zühlke mentionne un contrôle des références en même temps que l’offre et le contrat, et Raiffeisen peut vérifier les références ou contrôler les antécédents selon le poste.

Le processus est aussi plus court que sa réputation. La page d’Adnovum pour la Suisse (en anglais) indique qu’il dure en général deux à trois semaines : un appel de présélection, un entretien sur l’adéquation culturelle et personnelle, et un entretien technique sur vos compétences et votre séniorité, dans un ordre qui peut varier selon le poste. Une entreprise qui recrute en une seule conversation technique peut aller vite. Celle qui ajoute une journée d’évaluation prend plus de temps, et c’est à partir de la première réponse que le rythme se mesure le mieux.

Combien de temps avant d’avoir une réponse ?

Deux à trois semaines, quand les entreprises s’engagent sur un chiffre. La page candidature de Swisscom promet une réponse dans les 15 jours ouvrés. Les CFF répondent au plus tard dans les deux semaines, ou une semaine après la date limite de candidature. PostFinance examine votre dossier avec votre futur ou future responsable et vous informe des prochaines étapes dans un délai maximal de deux à trois semaines.

Au-delà de ce délai, le silence mérite une réaction. Swisscom comme les CFF vous permettent de suivre l’état de votre candidature dans votre profil de candidat : regardez-y avant de relancer qui que ce soit. Si le statut n’a toujours pas bougé après le délai promis, un court e-mail au recruteur est une démarche normale.

Certains détails, à ce stade, vous évitent des ennuis plus tard. Galaxus, sur sa page carrières au sein du groupe Migros, précise que les candidatures par e-mail ne sont pas traitées, et la lettre de motivation n’y est pas obligatoire. PostFinance et Raiffeisen demandent vos certificats de travail avec le CV, ce qui nous amène à une habitude suisse qui surprend les nouveaux arrivants.

Vos certificats de travail accompagnent le CV

En Suisse, une appréciation écrite de chaque ancien employeur, le certificat de travail, fait partie d’une candidature normale. Raiffeisen demande un seul fichier PDF avec votre CV, vos certificats et diplômes et vos certificats de travail, et précise qu’une lettre de motivation n’est pas nécessaire. Si vous venez d’un pays sans cette tradition, envoyez ce que vous avez : une lettre de recommandation, ou une attestation de votre fonction et de vos dates d’emploi. Les règles du certificat suisse viennent plus bas, avec les références.

Le premier échange porte sur l’adéquation

Attendez-vous à ce que votre premier contact soit un recruteur ou un manager qui vous demande pourquoi vous voulez ce poste, pas une question de code. La page suisse de Zühlke (en anglais) commence par un appel facultatif d’une demi-heure à une heure, suivi d’un entretien culturel d’une heure et demie. Adnovum commence par un appel pour clarifier les premières questions, puis passe à un entretien sur l’adéquation culturelle et personnelle. Chez Raiffeisen, le premier entretien peut se faire en ligne ou sur place, et le deuxième porte sur l’intégration dans l’équipe et sur les aspects pratiques : conditions d’engagement, lieu de travail et taux d’occupation.

Certains employeurs testent cette adéquation avec un outil avant qu’une personne ne vous voie. Galaxus commence par une évaluation culturelle d’environ 30 minutes, dont la date et le lieu sont flexibles. UBS mentionne sur sa page recrutement (en anglais) un Culture Match Assessment fondé sur des situations de travail fictives, ainsi que des tests de raisonnement numérique, verbal et logique. La plupart des postes chez UBS peuvent aussi comprendre un entretien vidéo enregistré : vous recevez les questions et enregistrez vos réponses quand cela vous convient.

Swisscom propose le format le plus inhabituel. En plus des entretiens par téléphone, par vidéo et en personne, ses équipes agiles vous invitent parfois à un Speed Dating, un entretien mené avec d’autres candidates et candidats. Si vous y êtes convié, préparez-vous comme pour un entretien d’équipe, avec d’autres candidats autour de la table.

La langue compte aussi. Nexthink (en anglais), qui cite Lausanne parmi ses principaux sites de R&D, vous encourage à envoyer CV et candidature en anglais. Son processus peut commencer par un appel, passer par un appel vidéo sur Microsoft Teams et se terminer par une rencontre en personne là où l’entreprise a un site local. Une fois ce cap franchi, c’est l’étape technique qui décide de la plupart des offres.

Test technique à la maison ou live coding ?

Les employeurs suisses penchent pour de courts challenges en ligne et de longues conversations techniques. Aucune des neuf pages que nous avons lues ne décrit un projet à faire chez soi pendant plusieurs jours. Les formats publiés :

  • Swisscom : vous pouvez postuler avec un CV, ou faire vos preuves avec le Tech Challenge, un test de compétences IT que la page estime à 20 à 90 minutes. Les options proposées dépendent du poste.
  • UBS : les postes technologiques peuvent comporter un challenge de code, à résoudre «in a native coding environment with real-time feedback», soit dans un vrai environnement de développement avec un retour en temps réel.
  • CFF : les spécialistes passent une évaluation en ligne ou un test linguistique, avec un feedback détaillé, avant un entretien vidéo en direct et une rencontre sur place.
  • Zühlke : une évaluation technique et professionnelle de deux à trois heures, l’étape technique la plus longue dont l’une de ces entreprises indique la durée.
  • Galaxus : un ou deux entretiens d’une à deux heures environ chacun, avec les responsables d’équipe et les futurs collègues.

Les recruteurs de Zühlke expliquent eux-mêmes à quoi sert cette longue séance. Dans un article sur les entretiens chez Zühlke (en anglais), où deux de ses recruteurs, à Singapour et à Belgrade, répondent à des questions, l’un d’eux dit : «We don’t just set a code test; it’s not just about sitting you down to program.» Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de vous installer devant un écran pour coder. Le même recruteur ajoute que les entretiens sont très interactifs et que le sans-faute n’est pas ce qu’ils cherchent. Attendez-vous à une discussion sur votre façon de réfléchir et de travailler, avec un peu de code au passage.

Durées publiées : Tech Challenge de Swisscom 20 à 90 minutes ; Galaxus, évaluation culturelle 30 minutes et entretiens de 1 à 2 heures ; Zühlke, appel 0,5 à 1 heure, culture 1,5, technique 2 à 3, panel principal 2.
La durée de chaque étape publiée, et notre total pour un processus complet : environ 3,5 à 5,5 heures chez Zühlke et 1,5 à 4,5 chez Galaxus. Sources : swisscom.ch, jobs.migros.ch, zuehlke.com, consultées le 17 octobre 2026.

Additionnez ces chiffres, et l’ensemble pèse moins lourd que ce que craignent beaucoup de développeurs. Un processus complet chez Zühlke vous demande environ 3,5 à 5,5 heures en dessous du niveau principal, et chez Galaxus entre 1,5 et 4,5 heures, trajets non compris. Il est donc réaliste de mener deux ou trois processus en parallèle tout en étant encore en poste, à condition de bien placer les longs entretiens.

Journées d’essai et travail non payé

Une journée d’essai n’est pas un test, et la loi ne la traite pas de la même manière. Swisscom propose un Experience Day : vous passez une demi-journée ou une journée sur place à accompagner un membre de l’équipe. Accompagner, c’est observer. Travailler pour de vrai, c’est autre chose.

Le tribunal du travail de Zurich a posé la règle dans un jugement de 2019 (AH190018-L, en allemand). Le travail à l’essai est admis et en principe non rémunéré, mais seulement si les deux parties ont convenu avant son début qu’il ne serait pas payé. Sans cet accord, le tribunal présume qu’il s’agit d’un travail rémunéré et le traite comme un rapport de travail, avec un salaire dû au montant convenu ou usuel. Si une entreprise vous demande de réaliser quelque chose de concret pour elle, demandez donc par écrit, avant de commencer, si c’est payé. Une réponse claire vous protège tous les deux.

Les postes seniors ajoutent un panel

Plus le poste est élevé, plus vous rencontrez de personnes et plus la dernière étape est longue. Zühlke ajoute une évaluation de deux heures devant un panel, uniquement pour les recrutements au niveau principal. Swisscom invite les candidats à certains postes à une évaluation, en général vers la fin du processus, qui peut durer de quelques heures à une journée entière. Les CFF font passer aux cadres un centre d’évaluation avec des exercices et des mises en situation. Chez UBS, la dernière étape est une série d’entretiens avec des cadres supérieurs.

Aucune de ces pages n’emploie l’expression «system design». Cela n’exclut pas le sujet, mais aucune de ces entreprises ne s’engage par écrit sur un exercice de conception au tableau blanc. Demandez dès le premier appel ce que couvre l’étape réservée aux profils seniors, qui siège dans le panel et s’il y a quelque chose à préparer. La réponse vous dira s’il faut réviser les systèmes distribués ou la façon dont vous piloteriez une migration avec votre équipe.

Quand le panel dit oui, les dernières vérifications commencent.

Références, certificats et contrôles d’antécédents

Avant une offre, beaucoup d’employeurs suisses vérifient votre parcours. Zühlke mentionne un contrôle des références en même temps que l’offre et le contrat, comme dernière étape. Raiffeisen indique que, selon la fonction et le niveau, elle peut vérifier vos références, contrôler vos antécédents ou vous inviter à un centre d’évaluation. Vous avez plus de prise sur cette étape que vous ne le pensez.

Pas d’appel sans votre accord

Une entreprise ne peut pas appeler votre chef actuel ou un ancien chef de sa propre initiative. Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence rappelle qu’un employeur doit obtenir votre consentement avant de se renseigner sur vous auprès de tiers, comme votre employeur actuel ou un ancien employeur. Ceux-ci ne peuvent communiquer que ce qui est déterminant pour le nouveau poste, essentiellement vos prestations et votre comportement au travail. Ils ne peuvent pas ouvrir votre dossier personnel à celui qui appelle, ni révéler les conditions de votre contrat, car cela pourrait affaiblir votre position dans la négociation.

La même page limite ce qu’on peut vous demander en entretien. Les questions sur votre formation, votre parcours et vos projets professionnels sont admises. Celles sur le revenu, les dettes, la maladie ou une grossesse ne le sont que si le poste l’exige pour des raisons particulières.

Si un recruteur vous demande des références tôt dans le processus, vous pouvez donner des noms tout en tenant votre employeur actuel à l’écart jusqu’à la signature. Une courte réponse suffit :

Je vous transmets volontiers deux références de mon poste précédent : [nom, fonction, e-mail] et [nom, fonction, e-mail]. Merci de ne contacter mon employeur actuel qu’une fois que nous serons d’accord sur une offre. Vous trouverez en annexe un certificat intermédiaire qu’il m’a établi, daté de [mois année].

Un certificat intermédiaire, à demander quand vous voulez

Cette dernière phrase fonctionne grâce à un droit que la plupart des nouveaux arrivants ignorent. Selon l’article 330a du Code des obligations, vous pouvez demander un certificat à votre employeur en tout temps : pendant l’emploi, sous la forme d’un certificat intermédiaire, ou à la fin. La FAQ du SECO sur le certificat de travail précise qu’il doit être véridique et rédigé avec bienveillance, et que le langage codé est proscrit. Vous pouvez aussi demander une simple attestation de travail, qui se limite à la nature et à la durée de l’emploi.

Extraits des poursuites et du casier judiciaire

Certains employeurs demandent deux extraits officiels. Raiffeisen, qui est une banque, demande un extrait du registre des poursuites et un extrait du casier judiciaire, et vous permet de les remettre après la signature. Les deux sont bon marché et rapides à obtenir. L’extrait du casier judiciaire coûte 17 francs et se commande en ligne auprès de l’Office fédéral de la justice ou à n’importe quel guichet postal. L’extrait des poursuites s’obtient auprès d’un office des poursuites : à Genève, par exemple, l’office cantonal des poursuites le facture 17 francs (18 francs pour une demande par courrier), et après une commande en ligne vous recevez dans la journée ou le jour ouvrable suivant un e-mail pour le télécharger.

Les postes qui touchent des systèmes fédéraux sensibles vont plus loin. Les collaborateurs d’entreprises qui exercent une activité sensible pour l’administration fédérale ou l’armée doivent passer un contrôle de sécurité relatif aux personnes, qui exige leur consentement écrit. La page du service spécialisé consacrée aux tiers indique qu’un contrôle de base prend en règle générale jusqu’à un mois, un contrôle élargi sans audition deux mois et avec audition quatre mois. Il faut compter au moins deux mois de plus si vous avez vécu plus de trois mois d’affilée hors de Suisse au cours des cinq dernières années, ce qui touche beaucoup de nouveaux arrivants. Si l’annonce mentionne une habilitation de sécurité, demandez comment elle s’accorde avec votre date d’entrée.

L’offre, le contrat et votre délai de congé

L’offre arrive en général d’abord par téléphone. Galaxus vous appelle après les entretiens, PostFinance confirme par téléphone puis par e-mail et envoie le contrat dans les jours qui suivent. Raiffeisen discute des détails au téléphone et vous demande de renvoyer le contrat signé dans un délai d’une semaine. Lisez-le attentivement pendant cette semaine : temps d’essai, délais de congé, éventuelle clause sur vos projets personnels.

C’est ensuite votre ancien contrat qui décide de votre date d’entrée. La règle légale, telle que la présente la FAQ du SECO sur la résiliation du contrat, est d’un mois de délai pendant la première année de service, de deux mois de la deuxième à la neuvième année et de trois mois dès la dixième, chaque fois pour la fin d’un mois. Un contrat écrit peut prévoir d’autres délais, et beaucoup de contrats de développeurs le font. Ce qui compte, c’est le jour où votre lettre parvient à l’employeur, pas celui où vous la postez.

Frise : une démission reçue le lundi 30 novembre 2026 met fin au contrat le 31 décembre, le 31 janvier ou le 28 février selon le délai d’un, deux ou trois mois ; reçue le mardi 1er décembre, le 31 janvier, le 28 février ou le 31 mars.
Comment un seul jour déplace votre dernier jour de travail avec les délais de congé légaux. Délais : FAQ du SECO sur l’art. 335c CO, consultée le 17 octobre 2026. Dates : notre exemple.

C’est pourquoi le calendrier compte à la fin d’un processus. Si votre offre tombe dans les derniers jours d’un mois, une démission qui arrive un jour trop tard repousse votre date d’entrée d’un mois entier. Quand vous convenez de votre date d’entrée, donnez la date à laquelle votre délai prend réellement fin, pas une estimation.

Le temps d’essai joue aussi en votre faveur dans le nouveau poste. Sauf disposition contraire du contrat, le premier mois est un temps d’essai, qui peut être prolongé par écrit jusqu’à trois mois au plus. Pendant le temps d’essai, chaque partie peut mettre fin au contrat avec un délai de sept jours civils.

Si vous venez d’un pays hors de l’UE et de l’AELE et avez besoin d’un permis de travail, une étape de plus sépare la signature du premier jour. Votre employeur doit en faire la demande, et votre date d’entrée attend la décision. Nous expliquons comment cela fonctionne dans notre guide du permis de travail suisse pour les développeurs hors UE.

Avant votre premier appel avec un recruteur

Profitez du premier appel pour obtenir le processus par écrit. Demandez combien il y a d’étapes et combien de temps dure chacune, s’il y a un challenge de code ou un entretien technique, et qui vous allez rencontrer. Demandez quand ils prévoient de vérifier les références, et dites lesquels de vos employeurs ils peuvent contacter, et à quel moment. S’il y a du travail à l’essai, demandez s’il est payé. Et annoncez tôt votre délai de congé, car il pèse autant sur leur planning que sur le vôtre.

Fixez vos prétentions salariales avant que la question ne tombe. Notre article sur les salaires des développeurs en Suisse montre ce que gagnent les développeurs selon le poste et la région. Et si vous hésitez entre une mission et un poste fixe, notre guide sur le travail de développeur indépendant explique ce que cela implique.

Offres d’emploi de développeur à Berne et à Zurich

Sur sa page suisse, Zühlke vous invite dans ses bureaux de Zurich et de Berne, et nous publions des offres de développeur dans les deux villes.

Questions fréquentes

L’employeur peut-il me demander mon salaire actuel en entretien ?
Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence range le revenu parmi les sujets qu’un employeur ne peut aborder que si le poste l’exige pour des raisons particulières, au même titre que les dettes, la maladie ou la grossesse. En pratique, vous pouvez répondre en indiquant plutôt ce que vous attendez. La plupart des employeurs demandent de toute façon vos prétentions salariales, et cette question-là est tout à fait normale.
Que deviennent mes documents de candidature après un refus ?
L’employeur doit vous les rendre ou détruire les copies, sauf s’il a une raison de les garder. Selon le Préposé fédéral à la protection des données, il peut conserver les données de candidature jusqu’à trois mois après le refus, pour pouvoir se défendre contre une plainte pour discrimination à l’embauche. Avec votre accord, il peut les garder plus longtemps en vue d’un futur poste.
Comment reconnaître un faux recruteur ?
Vérifiez le domaine de l’expéditeur et le canal utilisé. Nexthink, par exemple, précise que ses recruteurs n’écrivent que depuis ses propres domaines e-mail, ne font jamais d’offre par SMS ou messagerie et ne demandent jamais de frais. Un vrai employeur suisse ne vous fait pas payer pour postuler, et une offre sans aucun entretien doit vous alerter.
Vais-je recevoir un feedback après un refus ?
Certains employeurs le promettent. Swisscom annonce un feedback direct, complet et constructif quelle que soit l’issue, et les CFF donnent un retour détaillé sur leur évaluation en ligne. D’autres n’en disent rien. Demandez donc au recruteur, dès le premier appel, si un feedback fait partie de son processus.

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